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Accueil du site > Archives > Séminaires : Septembre 2008–Juillet 2012 > Programmes des séminaires 2008-2009 > Séminaires de l’équipe > Histoire et philosophie des mathématiques

Histoire et philosophie des mathématiques


Présentation du séminaire


Le séminaire d’histoire et de philosophie des mathématiques est le point de rencontre des différents axes de l’Unité travaillant autour des mathématiques. Il entend favoriser le dialogue entre philosophes et historiens en prenant soin de toujours revenir aux sources textuelles - les orateurs sont vivement encouragés à fournir les documents permettant aux participants d’y accéder.

Les séances ont lieu un lundi par mois de 9h30 à 18h.



Programme du séminaire


29 septembre 2008 - Journée "Autour de Galois"

Massimo Galuzzi (Univ. Milan, professeur invité Paris Diderot Paris 7)

Le mémoire de Galois sur les fractions continues

Caroline Ehrhardt (SHE, INRP/ENS)

D’un savoir savant à un savoir enseigné : la théorie de Galois au XIXe siècle

Jean-Jacques Szczeciniarz (Université Paris Diderot Paris 7, REHSEIS)

Sur le groupe de Galois



3 novembre 2008


Le structuralisme en mathématiques : origines, sens, périodisation (Axe « Quantité »)

Renaud Chorlay (REHEIS et ANR chaire d’excellence « Ideals of Proof »)

Position des problèmes

Frédéric Jaëck (REHSEIS)

Des structures en Analyse Fonctionnelle, de Fréchet à Banach.

Nicolas Basbois (Laboratoire Jean Dieudonné, Université de Nice)

Comment le structuralisme a-t-il abordé la topologie ? L’exemple des groupes d’homologie.

Frédéric Bréchenmacher (Université d’Artois)

La "Moderne Algebra" de van der Waerden, quelle algèbre "moderne" ?

Répondant : Christophe Eckes (Université Lyon 3)



8 décembre 2008 – Qu’est-ce qu’un algorithme ?


Les tentatives pour préciser la notion d’algorithme au XXe siècle (Journée co-organisée IHPST & REHSEIS—Axe « Algorithme, instruments, opérations, algèbre »)

Jean Mosconi (IHPST—UMR 8590 ; CNRS - Université Paris 1 - ENS ; Pr Émérite à l’Université Paris 1)

Introduction : Qu’est-ce qu’appliquer un algorithme de calcul ? L’analyse de Turing (1936).

Lény Oumraou (Docteur en Philosophie de l’Université Paris 1, Professeur agrégé de philosophie au Lycée Charles-Péguy, Orléans)

Algorithmes et puzzles, une ultime approche de la calculabilité chez Turing.

Liesbeth de Mol (University Gent)

"Account of an Anticipation" : Emil L. Post’s work on Computability.

Serge Grigorieff (LIAFA, UMR 7089 : CNRS, Université Paris-Diderot-Paris 7, Professeur à l’Université Paris-Diderot)

Une question à laquelle ne répond pas la Thèse de Church : qu’est-ce qu’un algorithme ? A question Church’s Thesis does not solve : what is an algorithm ?

Mark van Atten (IHPST—UMR 8590 ; CNRS - Université Paris 1 – ENS, Chargé de Recherche au CNRS)

The computing subject in intuitionism : Kripke’s example of an effective but nonrecursive function

Discussion générale



19 janvier 2009


Pratiques d’écritures (Axe « Pratiques mathématiques »)

David Rabouin (REHSEIS, CNRS)

Stabilités du style mathématique. L’exemple du « style cartésien »

Caroline Ehrhardt (INRP/ENS, Paris)

Le concept de groupe dans les années 1850-1870 : un objet graphique

Frédéric Bréchenmacher (Université d’Artois)

Pratiques d’écritures, pratiques opératoires en algèbre : quelles stabilités ? L’exemple d’un réseau cohérent du début du XXe siècle (Poincaré, Autonne, de Séguier, Chatelet etc.)

Ralf Kroemer (LHSP - Archives Poincaré, CNRS Nancy)

Les diagrammes commutatifs : une pratique d’écriture faisant l’objet d’une théorie


9 février 2009


Emergence du projectif au XVIIème s. (Axe « Constitution de l’objectivité mathématique »)

Erwan Penchèvre (Université Paris 7 – CHSPAM)

Géométrie et projections dans les mathématiques arabes

Sébastien Maronne (REHSEIS, CNRS Paris, sebastien.maronne@orange.fr)

Pascal et l’émergence du projectif

Massimo Galuzzi (Università di Milano)

Thématiques de géométrie pré-projective dans l’OEuvre de Newton

Marie Anglade (CHSPAM, CNRS & Université Paris Diderot Paris 7)

Philippe De la Hire et l’émergence de la géométrie projective Histoire et philosophie des mathématiques


2 et 3 mars 2009


Quantité et mesure (Axe « Quantité »). Journées organisées avec le Séminaire « philosophie des mathématiques » du Département HPS, l’Institut universitaire de France et le PHIER-Clermont-Ferrand.

Lundi 2 mars – 9h30-18h

Paola Cantu (Univ. de Milan et ANR chaire d’excellence “Ideals of Proof”)

On the foundations of a theory of magnitudes in the XIXth century.

Olivier Darrigol (REHSEIS, CNRS Paris)

Mesure, nombre et espace chez Hermann Helmholtz

Jose Diez (Univ. de Barcelona)

A Conceptual Reconstruction of the History of Measurement Theory

Sébastien Gandon (Université de Clermont-Ferrand, PHIER et IUF)

Russell on quantity

Mardi 3 mars – 9h30-12h

Marco Panza (REHSEIS, CNRS Paris)

Frege on Real Numbers, Quantities and the Application Constraints : Reflections about the nature of his logicism

Bob Hale (University of Sheffield)

Definitions and applications of mathematical entities


27 avril 2009


Pratiques de problèmes (Axe « Pratiques mathématiques »)

Davide Crippa (Université Paris 7, REHSEIS)

La preuve cartésienne de la quadrature du cercle : le statut des problèmes impossibles dans la constitution des frontières du géométrique

Bruno Belhoste (Université Paris 1)

La culture de travail autour des problèmes géométriques dans les premières années de l’Ecole Polytechnique.

Guillaume Moussard (Centre François Viète, Nantes)

Problèmes et méthodes géométriques au XIXe siècle

Catherine Goldstein (Institut de mathématiques de Jussieu)

Le problème comme forme de travail en théorie des nombres (XVIIe-XIXe siècles)


18-19 mai 2009


"Journées d’étude dans le cadre du projet ANR" - Histoire des tables numériques - (Journées organisées dans le cadre de l’Axe « Algorithmes, instruments, opérations, algèbre »)


Lieu : salle de réunion de REHSEIS

Lundi 18 mai 2009

9 h 30 - Présentation du projet HTN et du programme des deux journées

10 h - Les tables balistiques d’Euler-Otto (Dominique Tournès, université de la Réunion et REHSEIS)

Résumé : En 1753, Euler publie une méthode originale d’intégration numérique pour l’équation différentielle du mouvement d’un projectile dans un milieu résistant, et fournit le schéma de calcul d’un ensemble de tables numériques à l’usage des artilleurs. Les tables en question, calculées et publiées en 1842 par le capitaine Otto, de l’armée prussienne, resteront ensuite en usage jusqu’à la fin du 19e siècle. Nous analyserons les tables d’Euler-Otto et nous les comparerons à d’autres projets de calcul de tables balistiques conçus pendant la période 1750-1850 par Grävenitz, Lambert, Borda, Bezout, Legendre, Obenheim, Poncelet et Didion. Cela nous permettra de dresser un état des techniques de calcul numérique et graphique en usage à cette époque, et d’étudier les circulations de savoirs qui pouvaient exister en Europe entre mathématiciens et artilleurs.

11 h - Pause café

11 h 30 - Tables de marées au temps des Tide Predictors (Marie-José Durand-Richard, université Paris 8 et REHSEIS)

Résumé : Les tables de marées autour de l’analyseur harmonique et des prédicteurs de marées, avec les relations entre astronomie et navigation.

12 h 30 - Repas

14 h 30 - Use and Development of Graphical Tables in German Industry (Renate Tobies, Technische Universität Braunschweig)

Résumé : Calculation instead of trial became an important watchword in industrial laboratories in the early 1920s. This new research method expanded in the field of electrical engineering and in the communications industry. The mass production of lamps, valves etc. required mathematics to obtain reproducible products. The analysis of Osram laboratory reports reveals the international nature of the mathematical approach for solving technical and economic problems. Iris Runge (1888-1966), especially, developed new methods (equations, graphical tables) for treating practical problems. To help understand the significance and context of numeric solutions, she presented them in graphical form. The talk will discuss her graphical representations, which were also used in Telefunken laboratories and in those of other companies, and her edition of a book on graphical methods in science and technology.

15 h 30 - Pause café

16 h - Comment choisir un plan d’échantillonnage en contrôle statistique des fabrications : courbes d’efficacité ou tables numériques ? (1925-1945) (Denis Bayart, Centre de recherche en gestion, École polytechnique et CNRS).

Résumé : Le thème sous-jacent est : comparer les apports respectifs des courbes d’efficacité et des tables numériques, notamment sous l’angle des pratiques industrielles. Pourquoi utilisait-on principalement les tables ?

Mardi 19 mai 2009

10 h 30 - Les listes métrologiques de Ras-Shamra/Ougarit, à la fin de l’âge du Bronze récent, dans leur contexte épigraphique et archéologique (Étienne Bordreuil, Laboratoire des Études Sémitiques Anciennes - L.E.S.A.)

Résumé : L’étude des listes métrologiques, en cunéiforme suméro-akkadien, de Ras-Shamra/Ougarit, à la fin de l’âge du Bronze récent, par l’analyse interne de chaque document, vise à définir : la forme des tablettes et les techniques de rédaction ; l’orthographe et l’organisation des chiffres, des fractions et des unités de mesure (pondérale, de capacité, de surface) ; les systèmes métrologiques sous-jacents. Ces documents sont comparés à des textes similaires, majoritairement d’époque paléo-babylonienne, provenant d’autres sites, en Mésopotamie et en Anatolie. À travers l’exemple d’Ougarit, cette approche comparative permet d’élaborer une réflexion sur la diffusion de ces textes d’enseignement de la métrologie, de la Mésopotamie vers sa périphérie, et sur les pratiques scribales spécifiques à ce type de document.

12 h - Repas

14 h - Les Tabule magne de Jean de Lignières (Matthieu Husson, École Pratique des Hautes Études, IVe section, Paris)

Résumé : Pendant la première moitié du quatorzième siècle, Jean de Lignières a écrit les Tabule magne (un ensemble de tables qui donne directement l’équation de chaque planète). Il a aussi écrit deux traités sur les équatoires (des outils géométriques destinés à fournir l’équation des planètes). L’analyse de ces travaux mène à un fait surprenant : pour toutes les planètes sauf Mercure, les Tabule magne présentent un résultat plus proche du modèle géométrique que du modèle tabulaire de calcul de l’équation ; le second équatoire présente le même profil d’erreur. Au vu de ces résultats, on posera la question suivante : Jean de Lignières a-t-il pu utiliser son second équatoire comme outil de calcul pour ses Tabule magne ?

15 h 30 - Pause café

16 h - Bilan des deux journées et réunion de travail du groupe HTN (réunion ouverte aux personnes intéressées)


15 juin 2009


Nombres, grandeurs, quantités (Axe « Algorithmes, instruments, opérations, algèbre »)

Christine Proust (CNRS, REHSEIS)

Nombre, grandeur, quantité dans les mathématiques cunéiformes : ajouter des longueurs et des aires.

Bernard Vitrac (CNRS, Centre Louis Gernet)

La dualité "nombre / grandeur" dans les mathématiques grecques à l’époque impériale

(Ier-IVe s.).

Antoni Malet (Universitat Pompeu Fabra)

Nombre, grandeur, quantité chez Hobbes et Barrow

Josipa Petrunic (University of Edinburgh)

Quaternion engagements and terrains of knowledge (1858-1880) : A comparative social history of « number » in the works of Peter Guthrie Tait and William Kingdon Clifford

Chen Yifu (CNRS, REHSEIS)

Nombre et quantité dans la pratique des calculs à l’aide de l’abaque à Taiwan