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Accueil du site > Archives > Journées et colloques : septembre 2008–juillet 2012 > Journées d’étude et colloques 2011-2012 > Le rôle des constantes physiques fondamentales dans la redéfinition des unités du Système International :

Le rôle des constantes physiques fondamentales dans la redéfinition des unités du Système International :

enjeux théoriques, pratiques et philosophiques





Vendredi 25 novembre 2011
Université Paris Diderot
Bâtiment Condorcet, salle Klee (454A)

Organisation :
N. de Courtenay, O. Darrigol, O. Schlaudt

PDF - 138.3 ko



Le rôle et la construction des différents systèmes d’unités de mesure conçus avant l’adoption du Système international d’unités (SI) ont inspiré un grand nombre de travaux en histoire et sociologie des sciences mais ont en revanche fort peu retenu l’attention des philosophes. Si ce désintérêt pouvait passer pour symptomatique à l’époque où la réflexion philosophique se concentrait essentiellement sur l’analyse des théories, il paraît plus surprenant aujourd’hui, alors que l’on s’efforce justement de dépasser toutes sortes de clivages — entre théorie et expérience, objectivité et conventions, visée universelle et dimensions historique et sociale des concepts scientifiques et épistémologiques — en prônant différents « tournants » (pratique, pragmatique etc.). De fait, la construction d’un système d’unités se présente comme une activité normative qui conditionne la communicabilité et la comparabilité des résultats scientifiques et prend appui sur un ensemble d’interactions tout à la fois épistémiques et matérielles, coordonnées par des institutions.

Les enjeux philosophiques de la construction d’un système d’unités sont rendus particulièrement saillants par la réforme en cours du SI. Cette réforme consiste à redéfinir les unités de base du système à partir de lois physiques et de certaines constantes fondamentales, et fait ainsi de ces dernières et de leur mesure un terrain de rencontre de la physique fondamentale et du monde de la pratique (de l’industrie, des échanges, de la santé etc.). La mise en œuvre de la réforme soulève de nombreux débats au sein de la communauté des métrologues. Le but de cette journée est, dans un premier temps, de faire connaître cette réforme et les discussions qu’elle suscite au-delà du cercle de ses acteurs immédiats. Puis, d’organiser les journées d’études qui suivront en dégageant, au cours d’une table ronde, les questions autour desquelles métrologues, physiciens, historiens et philosophes pourront venir croiser leurs réflexions sur les différentes dimensions de l’activité scientifique qu’éclaire cette réforme : théorique (nature des grandeurs et des constantes fondamentales, principes d’invariance, objectivité), pratique (modèles et techniques de mesure, instrumentation, méthodes statistiques, matérialisation et dissémination des unités), historiques (sources d’inspiration des systèmes d’unités naturels, évolution du statut des constantes fondamentales), sociologiques et économiques (dimension collective de la connaissance, rôle des institutions, incidence de la mondialisation des échanges).



9h30 – 9h45 Présentation de la journée



9h45 – 10h45
Faut-il fixer la valeur des constantes physiques fondamentales ?
Marc Himbert
(Cnam, Laboratoire commun de métrologie)



10h45 – 11h45
Nouvelles estimations des valeurs des constantes fondamentales (codata 2010)
François Nez
(CNRS, Laboratoire Kastler-Brossel)



12h – 13h30  : Déjeuner



13h30 – 14h30
Des unités ‘absolues’ ou des unités ‘pratiques’ ? La construction du système d’unités électriques de Gauss à Giorgi.
Christine Blondel
(CNRS, CRHST / Centre Alexandre-Koyré)



14h30 – 15h30
Vers une nouvelle définition du kilogramme : définition, réalisation et dissémination.
Alain Picard
(Bureau international des poids et mesures(BIPM))



15h30 – 15h45 Pause



15h45 – 18h
Table ronde :


et les organisateurs :
Nadine de Courtenay (Université Paris Diderot, SPHERE), Olivier Darrigol (CNRS, SPHERE), Oliver Schlaudt (Université de Heidelberg, Archives Poincaré)



18h
Discussion générale