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Accueil du site > Archives > Journées et colloques : septembre 2008–juillet 2012 > Journées et colloques 2009-2010 > Histoire et anthropologie de la transfusion sanguine

Histoire et anthropologie de la transfusion sanguine

Ces recherches s’inscrivent dans le cadre du projet ANRS 1296 : “Approches historiques et anthropologiques de la sécurité transfusionnelle en Afrique. Dons, (més)usages médicaux, politiques publiques et formes d’organisation au Cameroun et en Ouganda”.

Equipe :

Coordinateurs : Pr Dora Mbanya (FMSB) et Guillaume Lachenal (Université Paris Diderot)

Membres :

Pr. William Schneider (University of Indiana-Purdue)

Cees Th. Smit Sibinga (University of Groeningen)

Dr Ghislain Noumsi (FMSB)

Joseph Owona-Ntsama (Fondation Paul Ango Ela)

Présentation du projet

Le projet 12196 est un projet pilote destiné à la mise en place d’une recherche à l’interface sciences biomédicales et sciences sociales sur la sécurité transfusionnelle au Cameroun et en Ouganda.


Situation et objectifs

La sécurité transfusionnelle reste une préoccupation majeure de la lutte contre le VIH-Sida en Afrique, où l’on estime que 25% des transfusions effectuées ne sont pas testées pour le VIH. Notre projet souhaite contribuer directement aux débats sur l’amélioration de la sécurité transfusionnelle en Afrique. Il étudie les dimensions historiques et anthropologiques de la transfusion sanguine au Cameroun et en Ouganda, en réunissant historiens de la médecine, anthropologues, praticiens et experts en sécurité transfusionnelle. La question de la transfusion sanguine et de son rôle dans l’épidémie africaine de VIH-Sida a longtemps été négligée par les sciences sociales, malgré son importance évidence. L’amélioration de la sécurité transfusionnelle a été très tôt une politique prioritaire des gouvernements et des organisations internationales, mais sa mise en œuvre pratique a été contrariée. Peu d’études permettent d’évaluer précisément la situation, alors que des débats vifs ont récemment remis en cause le principe même des politiques suivies jusqu’ici, à savoir la mise en place de systèmes centralisés à l’échelle nationale et reposant sur le don volontaire et bénévole. Notre projet entend prendre part à cette discussion en apportant le regard des sciences sociales.


Méthodes

Notre projet compare les système de transfusion sanguine du Cameroun et de l’Ouganda : le système Ougandais, souvent présenté comme modèle, est centralisé à l’échelle nationale et repose presque exclusivement sur des donneurs volontaires ; le système Camerounais, par contraste, est éclaté à l’échelle des différents hôpitaux et se base sur un large recours aux donneurs dits « de remplacement » (c’est à dire donnant leur sang, à titre de compensation, à l’occasion de la transfusion d’un proche). Ces systèmes seront mis en contexte sur le plan historique, socio-économique et politique, afin de contribuer à une évaluation des politiques nationales. Pour cela, nous procéderons à une étude longitudinale des pratiques liées à la transfusion sanguine, depuis 1945 environ. A partir d’archives hospitalières originales, celle-ci portera sur le plan quantitatif et qualitatif en documentant l’évolution des populations de donneurs, des indications et des usages médicaux de la transfusion, et des dispositifs de sécurisation, de contrôle et d’organisation. Nous compléterons cet étude par un travail observationnel, en proposant des enquêtes ethnographiques au sein des hôpitaux universitaires de Yaoundé et de Kampala. Notre projet visera à dépasser les jugements normatifs sur l’échec ou l’accomplissement des politiques officielles en envisageant (1) la question de la centralisation et la décentralisation comme une alternative essentielle de l’histoire des systèmes de transfusion depuis la période coloniale (2) la question de la gestion du risque transfusionnel avant et après la crise du VIH-Sida, (3) la question des « bons usages cliniques » de la transfusion et des causes pratiques de sur-utilisation et (4) la question de l’anthropologie du don de sang et des représentations de la citoyenneté, de la médecine et de l’Etat qu’elle engage.


Activités prévues

La première réunion de l’équipe a eu lieu a Yaoundé du 14 au 28 mai 2009.

Une autre réunion est prévue à Paris les 14 et 15 avril 2010 : programme.


Deux conférences publiques sont prévues en Mai et Juin 2010 sur le thème

(1) histoire de la transfusion et histoire du VIH en Afrique

(2) anthropologie du don de sang au Sud